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The Waverley, le nouveau bâtiment d'Earl Brewer, qui sera bientôt terminé sur la rue Regent.

Earl Brewer: Passionné par sa communauté

Earl Brewer influence le paysage urbain de Fredericton depuis qu’il a construit son premier immeuble d’habitation, quand il était encore à l’université. Barker House, Phoenix Square, Regency Park, Priestman Centre et Regent Place sont quelques-uns des bâtiments les plus connus qu’il a depuis lors donnés à la ville.

Aujourd’hui, son dernier immeuble est sur le point d’accueillir des locataires. L’édifice Waverley, situé au 81, rue Regent, porte le nom de l’hôtel Waverley, construit au même endroit en 1838 et qui a accueilli des visiteurs pendant plus d’un siècle. Ce nouvel immeuble de bureaux, qui est presque entièrement loué, a été approuvé conformément au manuel de design du domaine public de la Ville, les lignes directrices de design formel du patrimoine bâti. Il s’intègre bien dans la rue existante. Créant une continuité de façade, il est doté d’un basilaire de trois étages qui remonte jusqu’aux étages supérieurs. La façade du Waverley se démarque par sa belle conception qui comprend des étagements de briques horizontaux et verticaux, des détails en pierre et des vitrages.

« Le conseil municipal est guidé par les objectifs du Plan du centre-ville, qui favorise le design urbain et la bonne conception de bâtiments et de rues. On veut créer un centre-ville où il fait bon vivre et passer du temps », a déclaré le conseiller municipal Bruce Grandy, président du Comité d’aménagement de la Ville.

Ce projet sera bientôt achevé, mais Earl Brewer ne va pas en rester là, car la construction d’un autre bâtiment emblématique s’annonce déjà cet été au 343, rue Queen : The Promenade on Queen, un immeuble à usage mixte destiné à des locataires commerciaux au rez-de-chaussée et accueillant des appartements au-dessus.

Earl Brewer et son partenaire John Dixon ont vendu leur entreprise de développement au début de l’année 2000. Au cours de la même période, Earl Brewer a lancé Plaza Corp, qui est rapidement devenu l’un des principaux propriétaires, promoteurs et gestionnaires de biens immobiliers commerciaux au Canada. D’une valeur actuelle de plus de 1,2 milliard de dollars, Plaza emploie 125 personnes et possède 271 propriétés, d’une superficie de 8,4 millions de pi2 dans tout le pays, principalement dans des centres commerciaux dont le locataire principal est une épicerie et des entreprises commerciales indépendantes, notamment 80 magasins Shoppers Drug Mart (Pharmaprix).

Malgré ce succès stupéfiant, Earl Brewer revient sans cesse à son premier amour : construire de grands immeubles dans sa ville natale. « C’est gratifiant de répondre à un besoin, de construire quelque chose de qualité durable qui a de l’allure et où il fait bon vivre et travailler », explique-t-il.

La passion d’Earl Brewer pour l’immobilier n’a d’égal que son dévouement à la philanthropie. Ces deux facettes de sa personnalité sont ancrées dans le même désir : faire ce qui doit être fait. Toute sa vie, Earl Brewer a discrètement soutenu des initiatives communautaires et des programmes sociaux, son soutien sobre fournissant l’énergie nécessaire à des causes valables qui, autrement, risqueraient d’échouer.

Son dernier projet a consisté à s’associer à 67 écoles du Nouveau-Brunswick pour offrir des programmes de déjeuners et de dîners. « Ces temps-ci, nous nous consacrons aux programmes de lutte contre la faim chez les élèves néo-brunswickois, explique-t-il.

"La faim chez les jeunes est une épidémie cachée. Il y a quatre ans, nous avons donc commencé à travailler en partenariat avec les écoles et les municipalités pour savoir ce dont elles avaient besoin pour faire fonctionner ces programmes. Parfois, il fallait des infrastructures, ou de l’argent, bref, tout ce qui était nécessaire. Nous avons travaillé avec des écoles de toute la province : Saint John, Moncton, Fredericton, la Péninsule acadienne, le comté de Carleton, le comté d’Albert, le comté de Westmorland. Nous y allons selon les besoins ».

D’après Earl Brewer, la croissance du centre-ville de Fredericton s’inscrit dans une tendance nationale à l’urbanisation. « Au Canada, de plus en plus de gens veulent vivre dans les centres-villes. C’est une tendance dont Fredericton bénéficie, constate-t-il. Le personnel de la Ville veut améliorer Fredericton et bien servir les citoyens. En qualité de promoteur, je ressens la même chose. Il y a une demande et une offre constantes pour combler ce créneau. »

« De plus, quand tout le monde poursuit le même objectif − qu’il s’agisse de développement immobilier ou d’aider une bonne cause dans l’espace local − la collaboration est plus facile et on obtient des résultats. »