Les pollinisateurs

Que sont-ils?

Ce sont des insectes et d’autres animaux qui transportent le pollen d'une fleur à l'autre. Quand ils visitent les plantes pour récolter du pollen ou du nectar, ils assurent la fécondation d'autres plantes et permettent ainsi la production de graines et de fruits. Les pollinisateurs les plus courants sont les abeilles, les papillons de jour, les papillons de nuit, les mouches, les coléoptères et les colibris.

Pourquoi les pollinisateurs indigènes sont-ils importants?

Les pollinisateurs jouent un rôle essentiel dans le maintien de la santé des écosystèmes. Les pollinisateurs indigènes sont des espèces qui ont évolué aux côtés des plantes locales et qui sont spécialement adaptées pour les polliniser. Adaptés aux conditions climatiques et aux écosystèmes locaux, ils se révèlent souvent bien plus efficaces et résistants que les espèces non indigènes. 

De nombreuses plantes dépendent entièrement de pollinisateurs indigènes spécifiques pour se reproduire, et réciproquement. C'est notamment le cas du papillon monarque, qui ne peut se reproduire qu'en pondant sur l'asclépiade indigène. Sans cette plante, ses œufs ne survivraient pas et le monarque serait incapable de se reproduire.

Du fait de ces relations mutualistes, plantes indigènes et pollinisateurs indigènes sont tous deux indispensables à la biodiversité et à l'équilibre de nos écosystèmes.

Les menaces qui pèsent sur les pollinisateurs indigènes

Les pollinisateurs indigènes sont aujourd'hui confrontés à de nombreuses menaces qui entraînent un déclin généralisé de leurs populations. L'une des plus importantes est la perte d'habitat : en effet, au fur et à mesure que les paysages naturels se transforment en zones urbaines, les pollinisateurs perdent les plantes à fleurs diversifiées ainsi que les sites de nidification ou d'hivernage dont ils ont besoin. 

Le changement climatique constitue une autre menace majeure. Les variations de température et de régime des précipitations au fil des saisons peuvent modifier le calendrier de floraison et l'activité des pollinisateurs, ce qui provoque des décalages entre l'émergence printanière des pollinisateurs et l'apparition des premières fleurs. Les événements météorologiques extrêmes, comme les sécheresses, les inondations et les vagues de chaleur, qui deviennent de plus en plus fréquents et intenses, peuvent par ailleurs endommager leur habitat ou réduire la disponibilité des ressources.

Les pesticides sont également nocifs pour les pollinisateurs indigènes quand ils sont mal employés ou utilisés de manière excessive. Même à faibles doses, ils peuvent s'avérer toxiques : ils compromettent l'orientation des pollinisateurs et leur capacité de reproduction, voire causent leur mort. Ces facteurs interagissent souvent entre eux, ce qui complique encore davantage le rétablissement des populations de pollinisateurs. 

Quels gestes adopter pour les pollinisateurs?

L’engagement de la Ville

En 2023, la Ville de Fredericton s'est vu décerner le titre de « Ville amie des monarques » par la Fondation David Suzuki.

Dans le cadre du Plan municipal d'adaptation aux changements climatiques, la Ville de Fredericton s'engage à préserver ses populations locales de pollinisateurs et à renforcer la biodiversité urbaine, à travers diverses actions, initiatives communautaires et partenariats :

  • Adapter le calendrier et la fréquence des tontes dans certaines zones afin de favoriser les plantes à fleurs, les pollinisateurs et les oiseaux.
  • Planter davantage de vivaces indigènes.
  • Préserver des parcelles d'asclépiade le long des sentiers pour protéger les populations de papillons monarques.
  • Collaborer avec des partenaires communautaires pour conserver et restaurer les habitats.
  • Préserver les terres d'intérêt environnemental dans le cadre du Plan municipal.
  • Diversifier les essences d'arbres d'alignement.
  • Gérer et renforcer activement la forêt urbaine dans le cadre de la Stratégie de gestion de la forêt urbaine de Fredericton.

Réglementation relative à l'apiculture à Fredericton

Le Nouveau-Brunswick abrite de nombreuses espèces d'abeilles indigènes, notamment des bourdons, des abeilles coupeuses de feuilles, des abeilles minières et bien d'autres, qui jouent toutes un rôle vital dans les écosystèmes locaux. Ces espèces indigènes ont évolué aux côtés des plantes indigènes et sont indispensables à la santé des écosystèmes et à la biodiversité de notre espace de vie. 

L'abeille domestique, en revanche, n'est pas une espèce indigène du Nouveau-Brunswick. Elle a été introduite en Amérique du Nord pour la première fois au XVIIe siècle pour la production de miel et la pollinisation des cultures agricoles. Elle est donc considérée comme une espèce gérée, non indigène, strictement réglementée afin de protéger aussi bien les populations d'abeilles domestiques que celles des pollinisateurs indigènes contre la transmission de maladies et la compétition pour les ressources. 

En vertu de la Loi sur les abeilles du Nouveau-Brunswick, toute personne qui possède des abeilles domestiques ou du matériel apicole est tenue de s'inscrire chaque année auprès du gouvernement provincial et de détenir un certificat d'enregistrement en cours de validité. Pour de plus amples renseignements sur les modalités d'inscription, consultez le site du GNB.

À Fredericton, l'apiculture est soumise aux règlements municipaux et aux arrêtés de zonage, qui tiennent compte de l'usage des propriétés, de l'emplacement des ruches et de la sécurité du voisinage. Cette activité n'y est autorisée que dans la zone agricole ou la zone d'aménagement différé, dans le cadre d'une activité agricole.