Avec une canopée remarquable qui compte plus de 80 espèces, notre équipe de la division Parcs et arbres veille à ce que notre belle forêt urbaine continue de croître et de prospérer. Cette carte présente quelques-unes des principales espèces présentes dans différents secteurs de la ville.
Voici justement quelques anecdotes intéressantes sur ces arbres :
- Le frêne : Le frêne vert et le frêne blanc représentent ensemble environ 12 % de la canopée urbaine de Fredericton. Le frêne blanc est indigène au Nouveau-Brunswick et pousse couramment en peuplements naturels le long du fleuve et ailleurs dans la ville. Le frêne occupe une place importante dans la culture des Wolastoqiyik de la vallée du fleuve Saint-Jean, qui utilisent traditionnellement le bois de frêne noir pour la vannerie. Cette espèce est aujourd’hui menacée par l’agrile du frêne, une espèce envahissante détectée dans la ville en 2021. La municipalité a pris les devants pour lutter contre cet insecte et a déjà traité environ 1 200 arbres au moyen d’un insecticide systémique de sorte à en limiter la population et ralentir sa propagation.
- La pruche du Canada : Conifère de grande longévité qui tolère bien l’ombre, la pruche du Canada est particulièrement présente dans le parc Odell, à Fredericton. Certains spécimens auraient plus de 500 ans. De nombreuses espèces animales bénéficient de la présence de peuplements anciens, de plus en plus rares, comme celui du parc Odell. La pruche présente également un phénomène appelé allélopathie, qui lui permet de freiner la croissance des arbres concurrents.
- L’érable : Plusieurs espèces d’érables sont très présentes dans la ville et représentent à elles seules près de la moitié de la canopée. L’érable rouge et l’érable à sucre, deux espèces indigènes, sont plantés dans les emprises municipales et poussent aussi naturellement un peu partout dans la ville. La sève de ces deux espèces peut être récoltée pour produire du sirop d’érable.
- L’érable argenté : C’est l’une des rares espèces d’arbres capables de vivre dans des sols saturés d’eau lors des crues. Son vaste système racinaire contribue à limiter l’érosion des berges dans les plaines inondables. Cette espèce indigène se rencontre le long des cours d’eau, à l’intérieur comme à l’extérieur de la ville.
- Le tilleul : Cet arbre d’alignement à croissance relativement rapide occupe une place importante dans la canopée de la ville et représente environ 9 % de notre forêt urbaine. Ses fleurs, jaune pâle à blanches au début de l’été, constituent une excellente source de nectar et de pollen pour les espèces pollinisatrices. Il appartient au même genre que le tilleul d’Amérique, une espèce indigène.
- Le noyer cendré : C’est l’une des deux seules espèces de noyers indigènes du Canada. Il figure depuis 2003 sur la liste des espèces en péril en raison d’un champignon pathogène qui provoque des chancres sur des arbres de presque toutes tailles. Important pour la faune, il produit tous les deux ou trois ans une abondante récolte de noix qui nourrit de nombreuses espèces animales et qui est également comestible pour l’être humain.
- Le saule : Très répandu le long de nos cours d’eau, le saule contribue efficacement à stabiliser les berges et à lutter contre l’érosion. Il se reproduit facilement : ses branches peuvent même prendre racine lorsqu’elles touchent le sol. Le saule pleureur se reconnaît aisément à ses bourgeons jaunes et à ses longues branches retombantes, qui descendent de la cime jusqu’au sol. Le saule est également une plante médicinale bien connue : il contient des composés apparentés à ceux utilisés dans l’aspirine pour réduire l’inflammation.
- L’orme : Fredericton était autrefois surnommée « la ville aux ormes majestueux » en raison de cette espèce emblématique, abondamment plantée dans toute la ville depuis près de 200 ans. Sa couronne caractéristique en forme de vase domine les lignes électriques et les bâtiments, notamment dans le centre-ville et le quartier de Devon. Malheureusement, la graphiose de l’orme, une maladie fongique transmise par un scolyte indigène qui se nourrit de l’arbre, ravage cette espèce depuis son apparition dans la ville dans les années 1980. Grâce à une gestion soutenue, la Ville est parvenue à préserver certains de ces ormes imposants. L’espèce représente encore environ 5 % de la canopée urbaine.
- Le pin blanc : Autrefois très recherché dans la vallée du fleuve Saint-Jean pour la construction des mâts de navires, le pin blanc est particulièrement présent le long des berges à Marysville. Il domine le reste de la canopée et sa silhouette se distingue le long des routes et des cours d’eau dans toute la province. Certains spécimens, qui peuvent dépasser largement 35 mètres, comptent parmi les plus grands arbres du Nouveau-Brunswick.
- L’épinette : Naturellement longévive, l’épinette pousse le long des rues et dans les parcs boisés de la région. Bien adaptée aux plantations en bord de route, elle peut servir de brise-vent et reste verte toute l’année.
- Le sapin baumier : Arbre officiel du Nouveau-Brunswick, le sapin baumier pousse dans les secteurs boisés de la région, notamment dans les parcs Odell et du lac Killarney. Capable de prospérer dans des conditions difficiles, il offre à de nombreuses espèces animales des abris, des sites de nidification et des ressources alimentaires.
- Le chêne : Fredericton abrite plusieurs espèces de chênes qui, ensemble, représentent environ 10 % de notre canopée urbaine, notamment le chêne rouge et le chêne à gros fruits, deux espèces indigènes. Le chêne joue un rôle important pour la faune, car il constitue une source de nourriture appréciable pour les petits animaux. C’est un arbre de grande longévité qui peut atteindre des dimensions imposantes. Son bois est très résistant, ce qui en fait un excellent choix pour les parcs et les espaces ouverts.
Une carte téléchargeable Téléchargez la carte sous forme de page à colorier