La Ville de Fredericton vient d’ajouter la langue wolastoqey à la signalisation de trois de ses sentiers urbains.
Six panneaux comprendront l’anglais, le français et le wolastoqey le long des sentiers Riverain Nord, Riverain Sud et Cliffe. Même si les nouveaux titres ne sont pas littéralement traduits, ils ont une valeur significative et historique.
En collaboration avec les dirigeants wolastoqey et la Coalition des sentiers de Fredericton, la Ville s’emploie à trouver d’autres noms pour les sentiers, dans le cadre des appels à l’action lancés par la Coalition à la Commission de vérité et réconciliation sur l’urgence de préserver les langues autochtones.
« Ces nouveaux panneaux ajoutent un riche contexte historique aux sentiers qui relient notre communauté », explique André Arseneault à titre d’ancien président de la Coalition des sentiers de Fredericton. « En reconnaissant cette histoire, nous soulignons les contributions des peuples autochtones à notre bien-être. »
Les nouveaux affichages comprennent les titres autochtones suivants :
- Sentier Riverain Nord : Kansuhsaptuwey – Piste des ancêtres. Prononcé <<GUN-ZEUS-UP-TU-WAY>> signifiant « les traces laissées par les ancêtres sur le sentier », il s’agit d’honorer les ancêtres qui ont vécu à cet endroit.
- Sentier Riverain Sud : Wapapaptuwey – Sentier des enseignements de la ceinture Wampum. Prononcé <<WAH-BUB-UP-TU-WAY>> faisant référence à la ceinture wampum historique à deux rangs, il s’agit de souligner que les deux nations (autochtones et non-autochtones) doivent se respecter et s’honorer mutuellement.
- Sentier Cliffe : Kci-Lakutuwakonaptuwey – Sentier de la paix et de l’amitié. Prononcé <<KCHEE-LAW-GOOD-DO-WAH-GN-UP-TU-WAY>> rappelant la relation historique établie par le traité, il s’agit de faire valoir la paix et l’amitié en tant que priorité.
Ce n’est pas la première fois que Fredericton ajoute la langue wolastoqey à la signalisation municipale. Il y en a eu d'autres, notamment au planchodrome de la garnison, sur les lampadaires et sur les panneaux d'entrée de la rue Carleton
« Les noms de lieux racontent l’histoire de l’utilisation de ces terres par les peuples autochtones et il est important que chacun d’entre nous fasse partie de cette histoire », affirme Aînée Imelda Perley. « C’est une histoire qui nous appartient à tous. »